Véhémence de mes propos, démence des maux ? Certes je décris
L'inclémence de ces esprits qui dévient, par ces quelques mots que j'écris
Carence de joie et d'envie, cette tristesse qui éclate lorsque je m'écrie
Immense puits que je dépeins dans lequel chutent les âmes sans cri
En silence s'avancent ces corps sans vie vers le gouffre, les yeux vides
Une somnolence spirituelle, désirs inassouvis du coeur, rendu par la peur livide
Indolence face à l'évidence, sans avis mais terrifié par l'après, le visage impavide
Mais la mort, absente d'apparence, est sans préavis, frappant même la femme gravide
Les jours filent, s'écoulent, comme des secondes, les saisons passent
Le séjour défile sur cette terre, l'orage gronde et les âmes trépassent
La raison défiée par ce mystère dont le monde voile la moindre trace
Chaque maison de ces êtres immondes, au fond, craint l'Heure qui menace
Un instant terrifiant où la mère laissera son enfant, comme ivre
Un moment édifiant où les frères de sang se déchireront pour survivre
La Balance nous menaçant, peu fiers, en rang, priant qu'on nous en délivre
Implorant le Tout-Puissant, pour revenir à notre vie, ici bas, afin de revivre
En silence, même sans leur accord, les gens du koufr gouttent à la mort
De Son Omnipotence, notre Seigneur, indulgent, guide ceux qui se repentent
Sa clémence pour les Siens est immense, ceux qui l'implorent avec remords
Quant à Ses ennemis, ils ne sont rien, menacés par ces péchés dont ils s'innocentent
Un silence glacial règne sur cette époque, où l'on se tait sur la vérité
Sur le mal véritable par qui saignent ceux que j'évoque, ce manque de sincérité
Une tragédie sociale où les gens qui invoque leur Seigneur sont traités avec sévérité
A ce discrédit l'incrédule trouvera sa réciproque, certes il glisse sur pente sans aspérité.